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MULTITUDES WEB - 25 janvier 2008 15:20 par Eléonore Hellio


UNE REVUE TRIMESTRIELLE, DEUX SITES, UNE COLLECTION DE LIVRES, UNE LISTE...

Beaucoup d’articles, de références, des points de vue sur des sujets qui nous questionnent.

LIENS ->

Site 1 « Multitudes-revue » : http://multitudes.samizdat.net

La consultation en ligne de la revue Multitudes et de sa version électronique. Voir description des contenus

Site 2 « Multitudes-Icones » : http://multitudes-icones.samizdat.net/

Avec le site « Multitudes-Icones » on cherche à la fois à rendre accessible sur le net l’ensemble des dossiers Icones publiés dans la revue depuis sa création, mais aussi à ouvrir un espace de création des Icônes à venir qui soit également un espace de résidence numérique pour les artistes créateurs avec lesquels nous souhaitons travailler : de façon à poursuivre cette recherche mais aussi à remettre en jeu les rapports entre esthétique et politique, dans le cadre de la Documenta 12.


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Drapétomanie - 25 janvier 2008 15:46 par Jean-Christophe Lanquetin


DRAPETOMANIE :

Dans les États du Sud des États-Unis_, avant la guerre de Sécession , divers médecins tentèrent de prouver scientifiquement l’infériorité des Noirs. Pour justifier l’abondance d’esclaves noirs en fuite, ils utilisèrent comme prétexte qu’ils souffraient d’une maladie appelée *drapétomanie*. Cette maladie aurait comme effet de faire errer les gens sans cesse.

WIKIPEDIA

Paul Gilroy, in L’atlantique noir (Kargo 2003)
... les désirs d’évasion des Noirs étaient encore parfois rationalisés par l’opinion médicale comme une maladie : drapétomanie ou /dysaesthesia aethiopis (/nb : nom latin dans lequel on a mis le mot : Ethiopie)

Drapétomanie :

Terme créé en 1850 par une commission de la société médicale de l’état de Louisiane pour étudier les caractéristiques de la race noire : la commission invente un type de folie, la drapetomanie, une particularité des esclaves qui ont tendance à s’enfuir.

Notes en anglais :

In 1851, Samuel A. Cartwright, a prominent Louisiana physician, claimed to have discovered two mental diseases peculiar to blacks, which he believed justified their enslavement. These were called Drapetomania and Dysaesthesia Aethiopis. Dr. Thomas Szasz says, The first term came from /drapetes/, a runaway slave, and /mania/, meaning mad or crazy. Cartwright claimed that this disease caused blacks to have an uncontrollable urge to run away from their masters. The treatment for this illness was whipping the devil out of them.

Dyasethesia Aethiopis supposedly affected both mind and body. The symptoms included disobedience, answering disrespectfully and refusing to work. The cure was hard labor !

TRADUCTION

En 1851, Samuel Cartwright, un fameux physicien de Louisiane, affirma avoir découvert deux maladies mentales spécifiques aux noirs, qui justifiaient selon lui leur mise en esclavage. Elles étaient appelées Drapétomanie et Dysaesthesia Aethiopis. Le Dr. Thomas Szasz dit, que le premier terme venait de /drapetes/ un esclave qui s’enfuit, et /mania/, qui signifie fou . Cartwright affirma que cette maladie faisait que les noirs avaient une incontrolable urgence d’échapper à leur maitres. Le traitement de cette maladie fouetter le démon hors d’eux.

Dyasethesia Aethiopis était supposée affecter à la fois l’esprit et le corps. Les symptomes incluaient désobéissance, réponses irrespectueuses et refus de travailler. La cure était de travailler dur.


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Contagion / Toni Negri - 25 janvier 2008 18:17 par Jean-Christophe Lanquetin

(à propos des « lieux communs de la conscience coloniale »)
Il y a deux aspects à cette connexion entre colonialisme et maladie. Premièrement, le simple fait que la population indigène soit accablée de maladie est en lui-même une justification du projet colonial.(…)La maladie est une marque de corruption physique et morale, un signe de manque de civilisation.Le projet civilisateur du colonialisme, donc, est justifié par l’hygiène qu’il apporte. Sur l’autre face de la médaille, toutefois, et dans la perspective européenne, le premier danger de la colonisation est la maladie – c’est à dire la contagion.(…) Il est toutefois intéressant de noter que, dans le Voyage de Céline, la maladie des territoires coloniaux n’est pas un signe de mort, mais d’une surabondance de vie. Le Narrateur, Louis-Ferdinand, trouve ainsi que non seulement la population, mais plus encore la terre africaine elle-même est « monstrueuse ». La maladie de la jungle est que la vie jaillit partout ; tout pousse, sans freins ni limites. Quelle horreur pour un hygiéniste ! La maladie que la colonie libère est le manque de frontières à la vie, une contagion illimitée. Si l’on regarde en arrière, l’Europe apparaît, de façon rassurante, stérile.(…) Le point de vue de l’hygiéniste est peut-être, en fait, la position privilégiée pour identifier les angoisses de la conscience colonialiste. L’horreur déchainée par la conquête européenne et le colonialisme est une horreur du contact illimité, du flux, de l’échange – c’est-à-dire l’horreur de la contagion, de la promiscuité, des croisements, du métissage et de la vie sans frein.(…) Les processus contemporains de la mondialisation ont abattu bien des frontières du monde colonial. Mais à côté de la célébration courante des flux sans obstacles, on peut ressentir encore une certaine anxiété à propos de la multiplication des contacts dans notre village mondial, et même une nostalgie certaine pour l’hygiène colonialiste. La face cachée de la conscience de la mondialisation est bien la peur de la contagion.
Toni Negri, Empire, pp 176-177
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Mondialisation : - 25 janvier 2008 18:50 par Jean-Christophe Lanquetin
A propos de la mondialisation de la planète :
Les peuples colonisés ont été les premiers à en faire l’expérience, parce qu’ils ont été les premiers à la subir. Les colonisateurs, eux, plus ou moins imprégnés du modèle évolutionniste et, antérieurement à ce modèle, persuadés d’être les porteurs d’un modèle de civilisation universelle, n’ont vu dans l’altérité qu’une forme primitive ou déformée de leur propre identité ; le rapport à la pluralité et à la différence n’a pas subverti leur mode de pensée et leur rapport au monde. Ils n’ont vécu que des aventures régionales, périphériques. Leur rapport à l’universalité n’est jamais passé par une véritable expérience de la pluralité. Les colonisés, en revanche, ont fait, le plus souvent dans la douleur, une triple expérience associée à la découverte de l’autre et qui nous est aujourd’hui commune : l’expérience de l’accélération de l’histoire, du resserrement de l’espace et de l’individualisation des destins.
Marc Augé / Nouveaux mondes / in Pour une anthropologie de la surmodernité / p.145
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Achille Mbembe et autres... - 27 janvier 2008 16:41 par Jean-Christophe Lanquetin


Pour trouver sur le net des acticles et textes d’Achille Mbembé (hors ses livres dont "En Postcolonie"), aller d’abord sur le site d’Africultures : sur le lien suivant, il suffit de changer le numéro qui est à la fin :
http://www.africultures.com/index.asp ?menu=affiche_article&no=4248
les num des articles de A.Mbembe (rubrique Histoire-Société) sont : 4248 / 4392 / 4365 / 4346 / 4343 / 4296 / 4099 / 4406 / 4394 / 4290 / 4647 / 4539 / 4528 / 6819 / ...
Il y en a certainement d’autres. Et de toute manière ca vaut le coup de circuler sur le site (www.africultures.com), dans les RUBRIQUES, en allant notamment dans les archives. V. notamment les articles de Pascal Blanchard, Francoise Verges, Faustin Linyekula, Bibish Mumbu, Lilian Thuram... et sur plein de questions qui ont à voir avec nos affaires.

Pour la critique du discours de Sarkozy à Dakar / "L’Afrique de Nicolas Sarkozy" :
http://www.africultures.com/index.asp ?menu=affiche_article&no=6784

Sur les émeutes de 2005 en France, voir :
http://www.chimurenga.co.za/modules.php ?name=News&file=article&sid=91

Voir aussi (mais c’est en anglais) un texte magnifique :
Variations on the Beautiful in the Congolese World of Sounds
http://magazines.documenta.de/frontend/article.php ?IdLanguage=1&NrArticle=1364

Chimurenga (ou est publié variations...) est une remarquable revue sudafricaine (Capetown), dirigée par Ntoné Edjabe (qui est aussi Dj), et où écrit notamment Dominique Malaquais (qui viendra à Strasbourg en Mai). On y trouve pas mal d’autres choses, notamment un étonnant dialogue entre Fela Kuti (juste avant sa mort) et Kesiah Jones, pour ne donner qu’un exemple.

Site de Dominique Malaquais : http://pages.slc.edu/ dmalaquais/
D.M a notamment coordonné le numéro 100 de Politique Africaine : Cosmopolis / de la ville, de l’Afrique et du monde / Karthala. Ou l’on retrouve Variations... et plein d’autres choses sur les villes africaines contemporaines.
Peut être "En postcolonie" et ce numéro de Politiques Africaines sont-ils à la bibliothèque de la Halle de la Gombé.


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Mouvements de sans papiers - 30 janvier 2008 12:44 par Jean-Christophe Lanquetin
Ci dessous l’adresse d’un site concernant les mouvements de sans papiers. Ce site témoigne de se qu’il se passe dans les centres de rétention et travaille au respect du droit des personnes. Pour info. http://pajol.eu.org/
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Santiago Sierra - 8 février 2008 18:34 par Jean-Christophe Lanquetin
http://www.santiago-sierra.com/index_1024.php
Site de Santiago Sierra, à la demande d’Androa.
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