MON HISTOIRE SUR LES KWENDA VUTUKA
Avant d’aller pour la première fois en europe, j’avais plusieurs inquietudes de ne pas savoir ou j’allais c’est-à-dire plusieurs kinois que je connais ont une vision mythifiante de l’europe. Poto poto pour moi j’avais une grand envie d’aller à la découverte ; de partir là-bas, rencontrer tout ces mindele1,voir leur culture, leur moeurs et pourquoi pas voir ceux-là qui ont colonisé ce grand continent d’Afrique noir ect... encore ma curiosité de savoir si les mindele se saluaient entre eux, savoir si le ciel europeen avais une couleur particulière par rapport à celui de Kinshasa ; aussi savoir si les europeens vive aussi de la chasse et de la cueuillette comme chez moi à kinshasa. Parler du côté brousse de Kinshasa.
J’avais la frousse,c’était le suspens, en meme temps j’avais le goût de la découverte qui m’envahissait comme l’esprit de kimvumvutu bantou2 de ma tribu bangubangu. tout en me posant la simple question de savoir si j’allais rentrer ou pas au pays. Dans ma vie depuis que je suis Kura dans les années quatre-vingt mon pere voyage beaucoup pour des missions de service à l’intérieur du pays. Je prenais plus le train et le bateau, rarement l’avion, une fois ou deux, pas grand chose, je ne sais plus bien. Sur ce l’opportunité de prendre l’avion pour la première fois me faisait beaucoup peur, l’avion en soi me faisait encore peur, et surtout que ce grand oiseau pouvait tomber ou disparaitre dans la ciel ou ne pas atterrir... Pourquoi je dis ça ? parce que le sorcier ou féticheur de la tribu de Bas Congo font des séances de sorcellerie pour faire voyager l’un d’entre eux, il ont cette facilité de prendre une gousse de cacahouète ou un rameau de palmier et puis ils invoquent l’esprit sur l’objet, pour que le sorcier puisse monter tranquillement voyager partout dans des villages voisins et pourquoi pas aller voir le père noël. Et toutes ces croyances avaient créer un trou de mémoire dans ma petite tête d’oiseau.
Pendant ce temps j’attendais le coup de telephone de l’ambassade de france pour avoir la confirmation de mon visa. Deux jours avant mon départ j’avais obtenu la confirmation que le visas étais fait. Ma joie s’est énormement manifestée, directement j’ai appelé mon pére et ma mère que c’est bon, le visas est fait, et mon billet n’était pas encore télechargé auprès de l’agence de voyage Sabena. Quelque amis avec qui je devais partir leurs billet étaient déjà bon, cela m’a plus posé de questions. J’étais à nouveau inquiet.
Partir pour ne plus revenir ! Ou partir pour revenir ? l’europe(poto poto) ah tu sera mikiliste disent mes amis Freddy, Mega, Pathy et d’autres dont je ne pourrais pas citer le nom.
Personnellement je suis senti très léger comme une éponge, un grand vide se créait dans ma tête, mon coeur avait reçu un choc, les battements de mon coeur avaient augmenter, je me voyais prêt à partir pour l’Europe puis revenir à Kinshasa.
Je suis vite partie faire des au-revoir à ma famille restreinte : mon père,ma mère et mes deux soeur et mon petit frère. Ma mère me dit, "Kura, tu seras loin de ta famille et des tes frères, c’est pourquoi je te laisse entre les saintes mains du Seigneur, qu’il soit avec toi partout ou tu seras ; moi aussi ta maman j’ intercèderais pour toi."
Mon père à son tour me dit "mon fils te voilà pret pour partir. Le seul consceil que je te donne c’est de partir pour tes études en France, une fois finie l’ideal serait de retourner au pays, car l’important est de profiter au maximun et surtout de faire attention au mauvais compagnons ; courage mon fils. Ah, j’allais oublier, sache bien qu’il y a plus de choses à faire dans ton pays, penses-y une fois que ta formation sera terminée.Je te rejoindrais ce soir à l’aéroport." Merçi papa. J’avais préparé mon sac à dos, directement je l’ai prise avec mon passeport bien sûr.
Tous ces moments de séparation sont innoubliables dans la vie.
Je devais rejoindre les amis avec qui nous devions retirer nos passeports ensemble à l’ambassade de France, avec une obligation voulant que le même jour du retrait du visa tu dois prendre l’avion. Bizarre cette politique des ambassades européennes en Afrique ; ne sachant pas si c’est la même politique des ambassadess africaine en Europe. (objet d’un travail que je pourais faire sur place)
Directement cette exigeance me fait penser à l’opinion de mes amis qui m’ont dit catégoriquement de ne plus revenir. Si l’opportunité leur avait été offerte, plus jamais ils ne seraient rentrer au pays.
Lorsque mes amis me parlaient de tout cela à propos de mon non-retour, j’avais toujours un grand vide dans ma tête, la seule idée qui revenait tout le temps dans ma tête était plus le départ qui prennait la première place en moi. Voyager d’abord, après on verras...
Je ne savais rien sur mon retour au pays.
Directement l’aeroport de Nd’jili,mon passport cacheté.
Ah service d’immigration, santé publique pour la vérification de la carte de vaccination, pour savoir si tu es vacciné contre la fièvre jaune ou pas, mais cette carte s’obtient sans faire de contrôle médical. Dans mon cas, je l’avais obtenu sur place moyennant dix dollars. Après, il fallait que je passe dans la salle d’attente, mais heureusement je n’avais pas de gandja3 africaine dans mon sac parce que sinon j’allais avoir des problèmes à la douane.
Donc j’avais franchi toute les barrières chiantes de l’aéroport, mais comme je ne suis pas un mundele, ça allait mieux pour moi. La dame de l’aeroport annonce que tous les passagers à destination de Bruxelles sont priés de prendre place à bord. J’ai tremblé
Soudain je me dis, "c’est le moment de monter dans l’avion Kura". J’avais repris mon sang-froid et je suis allé dans cet avion là qui devait me conduire là-bas.
Comme un pneu de fula fula4 qui explose sur toutes les routes de Kinshasa, j’étais déjà dans l’avion, au-revoir Kinshasa, je suis bel et bien dedans cet avion qui ramène les mikilistes pour Kinshasa. A ce moment, je savais que j’allais revenir un jour et je serai mikiliste comme tous ceux qui reviennent de Mikili.
Huit heures de vols dans cet oiseau qui monte et qui disparait dans le ciel. A l’intérieur je bouffe de la merde, parce que ce n’était pas du tout bon, leur plateau repas, moi qui croyais que j’allais manger comme dans les malewa5.
Mais bon tout ce qui se mange se mange, à chacun ses goûts et ses préferences.
J’avais voyagé avec une forte fièvre de la découverte, mais c’était normal pour ma première expérience. Le matin vers six heures du matin j’étais déja à l’aéroport de Zaventen. Je devais rester à l’aeroport de Bruxelles pour transiter et prendre ma correspondance pour Strasbourg, je descends de l’avion, je vois tous les services de la douane belge, qui s’approche pour le contrôle des papiers, mais tout était en règle. Je me dirige vers la salle d’attente, mes deux amis étaient déjà là pour me prendre pour partir. leur premier point de vue : "ah c’est bien que tu sois là, tu ne rentreras plus Kinshasa, parce que tu as vu l’Europe (omoni poto)"
J’ai vite réagi pour leur dire ce n’était pas encore mes intention, que le mieux serait d’abord d’aller à Strasbourg, et puis que je reviendrais à Bruxelles pour parler avec eux de ma présence ici en Europe. Le probleme qui me tournait dans la tête était d’atterrir d’abord, bien avant d’être tenté par la fuite comme beaucoup d’Africains le sont. Je répète encore à mes amis que je viendrais à Bruxelles pour qu’on puisse faire le point sur ma présence en europe. Et j’ai quand même pris le temps de me reposer, puis il était temps de prendre l’autre avion.
Voilà ce qu’on m’a dit à propos des raisons de ne pas rentrer : "Imagine combien de temps passé durant lequel tu n’es jamais sorti du pays, tous ces politiciens qui nous dirigent là-bas, ils sont là uniquement pour leur intérêt, la monuc soi-disant une mission d’observation mais qui ne sont là que pour niquer nos filles en boîte et picoler comme des porcs, ne parlons plus parce que ça rend fou ce qu’ils font avec nos minerais, la banque mondiale n’est là que pour nous donner des dettes et de l’aide."
Et la dette coloniale de l’Europe envers l’afrique quand est-ce qu’elle sera payé ? Alors la meilleur façon des récupérer ces dettes c’est de rester tous ici en Europe sans garanti, tu auras toujours des papiers pour survivre. Le Dieu est toujours congolais tel que tu le sais. Le peuple congolais est comme le peuple juif, nous ne manquons jamais de territoire. Voila pourquoi tu as mille chances de rester avec nous. Prends le temps de réfléchir et tu pouras donner ton point de vue pendant ton séjour dans notre deuxième patrie. J’espère qu’on se revoit quand tu viendras en vacance que l’on puisse parler. J’étais déjà dans l’autre avion pour Strasbourg – deux heures de vol – l’avion avait atterri. Au pied de l’avion devant moi une pancarte avec écrit en grand "les BOURSIER D’EGIDE" avec une personne que je ne connaissais pas, mais le fait qu’elle avait une pancarte me montrait que c’était bien elle qui était venue pour nous acceuillir. A ma gauche, mon ami Iviart qui me dit » masta omoni poto 6, »
je lui repond oto en ngo » yango yo 7 »
Bizarrement je me suis dit "moi qui croyait que le ciel en europe était rose tout le jours ; mais je remarque que le ciel était pareil qu’en Afrique."
Il faisait tellement froid, et je me suis dit "qu’est ce que je suis con d’être venu ici dans ce pays de mundele, mais arrivons quand même et on verra..." L’architecture européenne m’avait surprise par sa symétrie, là il y avait une très grande différence d’avec la ville d’où je viens ; il avait un contraste énorme entre les deux villes.
bref j’etais bien là mes deux pieds dans cette ville de strasbourg.
LE NON RETOUR REDEVENU LE RETOUR
je suis resté sept mois et je me suis rendu compte que j’étais vraiment perdu. Je trouvais normal tout ce qui se passait, et devant mes yeux tout était pareil. Mes amis avec qui on devait rentré ensemble étaient déjà rentré au pays, Taty Onokoko et Izamba Iviart. Ils étaient déjà rentré, parce qu’ils devaient défendre leur diplome de licence, Vitshois aussi était rentre pour travaillé sur un shop work avec Lanquetin. Donc je suis resté seul dans ma solitude, ma singularié m’a permis de me rendre compte que je devais rentré aussi pour donner la chance à d’autres amis qui étaient resté à kinshasa ainsi qu’échanger avec eux ma découverte. Cette solitude m’avait mis dans la tête le proccessus de prépartion du retour. Dans le souhait de revenir un jour dans ce pays.
Heureusement j’avais pris beaucoup de contact avec des partenaire,de responsables,
des lieux d’exposition... une semaine avant mon retour pour Kinshasa j’appelle tout Kinshasa afin de commencer à tisser de nouveaux liens avec mes amis et avec mes parent. D’habitude lorsque un mikiliste rentre au pays, il doit préparer des vêtements de marque tel que Dolce Gabana, Giani Versace, Kozomoto, Weston pour ne citer que celles là ; mais sérieusement il faut préparer trois ou quatre valises de vêtements de griffe pour répondre au défi, car souvent le jeune du quartier ont lidée de dire tel mikiliste revient, il va sentir la compétition de notre part, nous allons lui dire que "biso tolotaka ba griffe ya solo"8 .
Un mikilistes sans bilamba mabe9, il ne les pas. (revoir la phrase il ne les a pas, mettre en lingala et expliquer le sens, pas seulement traduction littérale) D’autres mikilistes pendant leur séjour en Europe deviennent de gentils gigolo de tout un groupe de vieilles femmes, ils sont nourris et blanchis par ces femme. Pour citer quelque exemple : Mère Anniti Mambote,Mère Malu premier,Mère shaguy Sharufa... la plupart d’entr’elles ne sont pas mariées, soit divorcées. Il vivent en europe pendant plus de vingt ans. C’est pour quoi les jeunes musiciens, lorsqu’ils sont en tournée à Bruxelle, ou à Paris, ils profitent pour vivre avec chacune d’elle juste pour profiter de leurs avantages, et puis avant de rentrer au pays, facilement tu reviens avec des habille de griffe, une belle mercedes, ou une djeep quatre fois quatre. Aussi longtemps que ton salaire ns te permets l’achat d’une voiture de luxe, l’histoire de cul avec ces femmes permet d’avoir tout ce qu’il faut pour revenir en vrai mikilistes : des belles chaussures de croco qui coûtent mille euros, des paires de lunette de marque Cavali à huit cents euros, chemise et pantalon en Levi Strauss deux mille euros et bien parfumé. Voila un vrai mikiliste qui est prêt à revenir au pays. Si tu reviens comme ça tu seras celui qui fera couler de l’encre dans ton quartier.
Ca n’a jamais été ma demarche, d’être un gentil gigolo pour revenir au pays. Je ne voulais pas retourner au pays avec un prestige de mikiliste.
J’avais gardée ma simplicité d’avoir un jeans, short, et des basketts Addidas.
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